Thème 2 - Interactions : sol, sous-sol, eau et environnement

(A. DENIS, C. SIRIEIX, R. LASTENNET)

Les activités sont organisées dans une logique de mesure, de compréhension et de modélisation simplifiée de la réponse de systèmes naturels multi-échelles. Les voies de progrès résident aussi bien dans de meilleures mesures que dans une meilleure compréhension ou une modélisation plus juste. Illustrons trois thèmes représentatifs des activités menées :

- la compréhension et la modélisation des transferts dans les systèmes karstiques (en particulier épikarstiques), qui est un préalable essentiel à des décisions éclairées en termes de gestion du patrimoine « grottes ornées » et de gestion des ressources en eau, qui constitue un enjeu majeur pour les milieux socio-économiques (coll. Min. Culture, Région Aquitaine, Agence de l’Eau Adour-Garonne, CG Dordogne). On étudie les processus d’écoulement en milieu fracturé (doct. en cours S. MINVIELLE) et le transfert du carbone dans les roches carbonatées (doct. N. PEYRAUBE, 2011, doct. en cours N. HOUILLON). On peut ainsi préciser le cycle du carbone dans les réservoirs susceptibles d’interagir avec les cavités à protéger. Pour mieux caractériser les réservoirs dans lesquels se produisent les échanges et transferts, techniques géophysiques et géostatistiques sont mises à contribution (doct A. FADILI codirection avec le Maroc 2014, doct. X. SHAN, et S. SALIHA codirection avec le Maroc en cours).

- La compréhension et la modélisation des mouvements de sols/roches, en particulier ceux liés aux variations dimensionnelles des argiles s’appuyant (coll. régionales - Ville de Pessac - et nationale - Projet National ARGIC, IFSTTAR et BRGM). On a mis en place un site expérimental pilote en milieu urbain (convention d’utilisation jusqu’en 2019), instrumenté (capteurs d’humidité, de déplacements, de succion, dispositif géophysique…) sur des profondeurs de 0,5 à 7 m, et nous disposons maintenant de six années de mesure. Nous avons pu construire en 2012 (doct. M. FERNANDES, coll. FFB, AQUIBAT, SMABTP) une maison à l’échelle 1, faisant de ce site un lieu unique pour étudier dans la durée les interactions avec le bâti.

- L’élaboration de méthodologies de prospection optimisées, combinant plusieurs techniques de reconnaissance. On a mis au point à la fois un dispositif de prospection innovant  (mesure géoélectrique à grand rendement avec un dispositif multi-électrodes traîné par un quad), et des procédures de reconstruction des propriétés physiques en trois dimensions par combinaison de mesures électromagnétiques de surface et de panneaux de résistivité (doct. O. GUERRERO, sout. 2014 ; ANR D2SOU, coll. BRGM, Geocarta). On peut ainsi mieux quantifier la variabilité spatiale des propriétés mécaniques des sols et son influence sur le bâti (doct. S. IMANZADEH, 2013). Le projet GEOCET a été l’occasion d’étudier la faisabilité des méthodes géophysiques pour le suivi des couvertures des zones de stockage de déchets (doct. CIFRE F . GENELLE 2012, coll. ADEME, GEOCARTA, HYDROINVEST). On a  montré que les méthodes électriques peuvent caractériser les endommagements de type fissuration mais aussi la variabilité des argiles et la perte d’étanchéité des géosynthétiquesbentonitiques (coll. JL FERNANDEZ MARTINEZ (Pr invité, Univ. Oviedo) ; IRSTEA).

 

En 2013, les collègues impliqués dans le GT2 ont, sur la base de leurs compétences en observation, été reconnus comme « équipe rattachée » à l’OASU (Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers). $


Thèses en cours